AUTOTEST VIH : LIBRE D'ACCÉDER À LA CONNAISSANCE DE SON STATUT
IAS 2021

IAS 2021

Le projet ATLAS participe à la 11ème édition de la conférence de l’International AIDS Society du 18 au 21 juillet.

SESSION SATELLITE : Autodépistage du VIH, quelles prochaines étapes ?

 Dimanche 18 juillet 2021, à 17h00 GMT (Canal 4)

Avec Joseph Larmarange (Ceped / IRD, coordinateur scientifique du projet ATLAS) : Populations-clés et au-delà : utilisation de l’autodépistage du VIH pour atteindre davantage les groupes vulnérables en Afrique de l’Ouest.

Et l’intervention du Pr Eboi Ehui (Directeur Coordinateur du Programme National de Lutte contre le Sida en Côte d’Ivoire), comme participant à la table-ronde : Investir dans l’autodépistage en Afrique de l’Ouest.

Retrouvez l’interview de Joseph Larmarange dans la Lettre de l’Infectiologue, reprenant les principaux éléments de son intervention concernant les avancées opérationnelles et de recherche du projet.

POSTERS :

Dissémination du projet ATLAS

Dissémination du projet ATLAS

Depuis le début du projet, l’équipe de recherche, coordonnée par Joseph Larmarange (CEPED-IRD), travaille sur cinq workpackages :

  • enquête qualitative sur les populations clés,
  • enquête anthropologique sur le dépistage des partenaires de PVVIH,
  • enquête coupons,
  • volet économique,
  • volet modélisation.

Certaines données préliminaires de ces travaux de recherche sont désormais disponibles. Dans le cadre de ces activités de transferts de connaissance, et après les avoir partagées dans chaque pays avec les acteurs investis dans la lutte contre le VIH, le projet ATLAS les diffuse largement, ainsi que les données opérationnelles, pour favoriser le déploiement d’autres stratégies d’autodépistage du VIH.

Les documents de capitalisation du projet ATLAS sont également disponibles :

Fiche de capitalisation : approche intégrée

Fiche de capitalisation : création de la demande

Livret de capitalisation : Maintien de la dispensation de l’autodépistage du VIH en contexte Covid-19 : retours d’expériences et bonnes pratiques du projet ATLAS

Ateliers de dissémination

Ateliers de dissémination

Depuis le début du projet, l’équipe de recherche, coordonnée par Joseph Larmarange (CEPED-IRD), travaille sur cinq workpackages (enquête qualitative sur les populations clés, enquête anthropologique sur le dépistage des partenaires de PVVIH, enquête coupons, volet économique, volet modélisation). Certaines données préliminaires de ces travaux de recherche étant désormais disponibles, les équipes du projet ATLAS ont, dans le contexte des activités de transfert de connaissances, organisé en avril et mai des ateliers de dissémination.

Réunissant les partenaires nationaux du projet, mais également les acteurs impliqués dans le dépistage et plus largement dans la lutte contre le VIH/sida, ces ateliers ont permis de présenter les avancées opérationnelles, en impliquant les partenaires du projet ATLAS qui ont également exposé leurs propres retours d’expérience. Les résultats préliminaires de recherche ont également été portés à la connaissance de tous les acteurs afin de leur fournir les éléments utiles à la mise en œuvre de stratégies d’autodépistage.

Marc d’Elbée, de la London School of Hygiene and Tropical Medicine, a présenté le volet économique du projet, informant notamment d’une réduction attendue des coûts de 17 $ à 10 $ par kit dispensé lors du passage à l’échelle.  Odette Ky-Zerbo, de l’UMI TransVIHMI / IRD, a, quant à elle, exposé les données issues de l’enquête sur les populations clés, menée en début de projet. Celles-ci expriment une attitude plutôt favorable, toutefois mâtinée de doutes liés à la méconnaissance. Des volets complémentaires de cette enquête sont en cours de réalisation afin d’évaluer l’évolution de la perception de l’autodépistage du VIH suite à son déploiement. Enfin, Sokhna Boye, du CEPED / IRD, a présenté les résultats de l’enquête qu’elle a conduite sur l’autodépistage des partenaires de PVVIH, et qui révèlent la difficulté à proposer un autodépistage du VIH à son partenaire alors que le partage du statut n’a pas été fait, et la nécessité de travailler sur le circuit du patient afin de ne pas accroître la durée des consultations par la dispensation du kit d’autodépistage .

Les discussions qui ont suivi ces présentations ont permis aux équipes du projet ATLAS de préciser les modalités de sa stratégie de transfert de connaissances, afin d’assurer que les données diffusées seront adaptées aux besoins et aux destinataires, et leur appropriation facilitée.  Des ateliers délibératifs se tiendront entre la fin de l’année 2021 et le début de 2022 pour poursuivre le transfert de connaissances, et de nouvelles présentations des chercheurs du projet ATLAS auront lieu à la conférence de l’International AIDS Society (conférence virtuelle, 18-21 juillet).

Retrouvez les présentations des données préliminaires de recherche :

Volet économique, Marc D’Elbée

Volet populations clés, Odette Ky-Zerbo

Volet Cas index, Sokhna Boye

Approche intégrée et création de la demande, le projet ATLAS capitalise son expérience

Approche intégrée et création de la demande, le projet ATLAS capitalise son expérience

Entré dans sa dernière étape, le projet ATLAS poursuit sa démarche de capitalisation. L’objectif est de documenter les bonnes pratiques mais aussi les défis de mise en œuvre du projet afin de favoriser et faciliter le développement de nouvelles initiatives d’autodépistage du VIH (ADVIH).

Dans un contexte d’intégration croissante de l’ADVIH dans les stratégies de dépistage en Afrique de l’Ouest et Centrale, notamment dans le cadre de la mise en œuvre des subventions 2021-2023 du Fonds Mondial, la disponibilité de connaissances contextualisées sur cette innovation est essentielle pour assurer le succès de son implantation.

En tant que principale expérience de déploiement de l’ADVIH en Afrique de l’Ouest, le projet ATLAS a donc décidé de partager ses expériences notamment relatives aux contextes culturels et épidémiologiques mais aussi aux spécificités d’ATLAS en termes de canaux de dispensation et de populations ciblées.

Les deux premières fiches de capitalisation sont consacrées à l’intégration de l’ADVIH dans les systèmes nationaux d’une part, et à la création de la demande auprès des usager·ère·s d’autre part.

La première permet de documenter l’approche mobilisée par ATLAS pour assurer l’intégration de l’ADVIH et sensibiliser les acteurs du VIH aux défis associés à l’intégration de l’ADVIH comme une stratégie de dépistage complémentaire, et la seconde de contribuer à l’amélioration des pratiques en matière de promotion et de sensibilisation sur l’ADVIH et d’identifier les défis et les bonnes pratiques pour susciter une demande durable en autotest auprès des populations les plus difficiles à atteindre.

Ces fiches de capitalisation sont disponibles en accès libre sur notre site.

Téléchargez la fiche de capitalisation sur l’approche intégrée.

Téléchargez la fiche de capitalisation sur la création de la demande.

Le Sénégal se dote d’une stratégie nationale sur l’autodépistage du VIH et de son guide pratique

Le Sénégal se dote d’une stratégie nationale sur l’autodépistage du VIH et de son guide pratique

Dans la démarche de préparation à la transition du projet ATLAS et du passage à l’échelle au niveau national, ses équipes, avec l’appui de l’OMS, ont accompagné le ministère sénégalais de la Santé et de l’Action Sociale (MSAS) et le Conseil National de Lutte contre le Sida (CNLS) dans l’élaboration de la Stratégie nationale sur l’autodépistage et du Guide pratique de l’autodépistage du VIH. Comme l’a souligné la Dr Sanata Diallo, cheffe du projet ATLAS au Sénégal, « la stratégie donne les orientations nécessaires et le guide permet de l’opérationnaliser sur le terrain ».

Remise officiellement le 25 janvier 2021, la stratégie vient, selon la Dr Safiatou Thiam, Secrétaire Exécutive du CNLS,  « compléter le document Politique, Normes et Protocoles des services de dépistage du VIH édité en 2018 et permet de définir les orientations stratégiques adaptées à notre contexte ainsi que l’élaboration de la politique nationale ». Elle a également rappelé que depuis le début de la mise en œuvre du projet ATLAS, en 2018, « les résultats obtenus sont encourageants », et que cette stratégie complémentaire vient élargir la palette de dépistage. Une étape nécessaire car « la stratégie classique ne suffit pas et il faut donc diversifier notre offre et couvrir tous les besoins ».

Dr Safiatou Thiam reçoit la Stratégie nationale des mains de la Dr Sanata Diallo

Au-delà de la stratégie, il a également été décidé d’élaborer un guide pratique d’utilisation. Comme le souligne Abdoulaye Diouf Sarr, ministre de la Santé et de l’Action Sociale et auteur de la préface, « des gaps persistent [dans le dépistage, NDLR] et se sont accrus concernant les populations clés et vulnérables. C’est pourquoi le Sénégal a adopté la stratégie de l’autodépistage du VIH pour toucher ces cibles. Le MSAS a ainsi décidé d’élaborer ce présent guide pour aider les acteurs de notre pays à s’approprier cette stratégie innovante de dépistage du VIH. » Le Professeur Cheick Tidiane Ndour, Directeur de la Division de la Lutte contre le Sida et les Infections sexuellement transmissibles (DLSI) a en outre précisé que l’avantage du guide pratique de l’autodépistage du VIH au Sénégal, remis officiellement le 16 mars, était « d’harmoniser les pratiques opérationnelles dans le cadre d’une stratégie innovante». En effet, a-t-il ajouté, « l’autodépistage a suscité un fort enthousiasme, notamment communautaire,  et nécessite donc la mise en place d’un cadre permettant de mettre en œuvre la stratégie sur le terrain. »

Dr Karim Diop, chef du bureau Gestion et Approvisionnement de la DLSI reçoit le Guide pratique des mains de Papa Alioune Gueye, responsable technique ATLAS Sénégal

Le guide décrit concrètement les stratégies et canaux de dispensation retenus par le pays et permet notamment de fixer des standards minimaux en matière de formation, de sensibilisation, de suivi-évaluation et d’assurance qualité concernant les intrants.

Les équipes du projet ATLAS, dans cette démarche de transition, accompagnent actuellement, avec l’appui technique de l’OMS, les autorités sanitaires ivoiriennes et maliennes dans l’élaboration de ces mêmes documents. La stratégie nationale et le guide pratique maliens seront d’ailleurs bientôt disponibles, l’atelier de validation ayant eu lieu fin février. 

Téléchargement :

Stratégie nationale sur l’autodépistage du VIH au Sénégal

Guide pratique de l’autodépistage du VIH au Sénégal

Crise de la Covid-19 : partenaires et équipes du projet ATLAS adaptent leurs activités pour maintenir l’accès au dépistage VIH

Crise de la Covid-19 : partenaires et équipes du projet ATLAS adaptent leurs activités pour maintenir l’accès au dépistage VIH

La crise de la Covid-19 a touché les pays d’intervention du projet ATLAS à partir de mars 2020. Face à cette nouvelle pathologie, les gouvernements ont rapidement pris des mesures fortes en déclarant l’état d’urgence sanitaire et en mettant en place, selon les pays, des restrictions de déplacement, des limites de rassemblement et des couvre-feux. A l’image de l’épidémie d’Ebola en Afrique de l’Ouest (2014-2015), la pandémie de la Covid-19 a fortement impacté la prise en charge des autres pathologies, concentrant l’attention et amplifiant la méfiance vis-à-vis des structures sanitaires, provoquant ainsi une baisse de la fréquentation.

Dès le mois de mai 2020, l’ONUSIDA a alerté sur le risque de perdre les progrès acquis au cours de ces dernières années[1]. Les dernières données (octobre 2020[2]) font de fait état d’un recul significatif des services de dépistage du VIH dans pratiquement tous les pays.

Ainsi, il était essentiel de poursuivre, en les adaptant, les activités de lutte contre le VIH dont la prévention et le dépistage. Tout en s’associant à ses différents partenaires pour déployer des outils de sensibilisation à la Covid-19, le projet ATLAS a développé une série d’initiatives visant à maintenir la dispensation de kits d’autodépistage du VIH tout en garantissant la sécurité des dispensateur·rice·s et des utilisateur·rice·s. De la mise à disposition d’équipements de protection individuelle à l’adaptation des stratégies avancées en passant par la proposition de l’ADVIH lors de la distribution communautaire des antirétroviraux, ces adaptations ont permis aux équipes et partenaires du projet ATLAS de poursuivre leurs activités  à un niveau équivalent voir supérieur à celui qui prévalait avant la Covid-19.  

Une adaptation à la situation qui s’est révélée d’autant plus importante que l’autodépistage, au-delà d’être un outil permettant de se dépister où et quand on le souhaite, permet également de limiter les contacts physiques. Il est donc particulièrement adapté dans ce contexte pandémique pour maintenir une possibilité d’accéder à la connaissance de son statut VIH.

Fort de la mise en œuvre de ces adaptations, le projet ATLAS a souhaité capitaliser ces expériences dans le cadre d’un recueil de bonnes pratiques «Maintien de la dispensation de l’autodépistage du VIH en contexte Covid-19 : retours d’expériences et bonnes pratiques du projet ATLAS » et le mettre librement à disposition de l’ensemble des acteurs impliqués dans la lutte contre le VIH.


[1] Jewell B, Mudimu E, Stover J, et al for the HIV Modelling consortium, Potential effects of disruption to HIV programmes in sub-Saharan Africa caused by COVID-19: results from multiple models.

[2] Implementation of the HIV Prevention 2020 Road Map