AUTOTEST VIH : LIBRE D'ACCÉDER À LA CONNAISSANCE DE SON STATUT

La crise de la Covid-19 a touché les pays d’intervention du projet ATLAS à partir de mars 2020. Face à cette nouvelle pathologie, les gouvernements ont rapidement pris des mesures fortes en déclarant l’état d’urgence sanitaire et en mettant en place, selon les pays, des restrictions de déplacement, des limites de rassemblement et des couvre-feux. A l’image de l’épidémie d’Ebola en Afrique de l’Ouest (2014-2015), la pandémie de la Covid-19 a fortement impacté la prise en charge des autres pathologies, concentrant l’attention et amplifiant la méfiance vis-à-vis des structures sanitaires, provoquant ainsi une baisse de la fréquentation.

Dès le mois de mai 2020, l’ONUSIDA a alerté sur le risque de perdre les progrès acquis au cours de ces dernières années[1]. Les dernières données (octobre 2020[2]) font de fait état d’un recul significatif des services de dépistage du VIH dans pratiquement tous les pays.

Ainsi, il était essentiel de poursuivre, en les adaptant, les activités de lutte contre le VIH dont la prévention et le dépistage. Tout en s’associant à ses différents partenaires pour déployer des outils de sensibilisation à la Covid-19, le projet ATLAS a développé une série d’initiatives visant à maintenir la dispensation de kits d’autodépistage du VIH tout en garantissant la sécurité des dispensateur·rice·s et des utilisateur·rice·s. De la mise à disposition d’équipements de protection individuelle à l’adaptation des stratégies avancées en passant par la proposition de l’ADVIH lors de la distribution communautaire des antirétroviraux, ces adaptations ont permis aux équipes et partenaires du projet ATLAS de poursuivre leurs activités  à un niveau équivalent voir supérieur à celui qui prévalait avant la Covid-19.  

Une adaptation à la situation qui s’est révélée d’autant plus importante que l’autodépistage, au-delà d’être un outil permettant de se dépister où et quand on le souhaite, permet également de limiter les contacts physiques. Il est donc particulièrement adapté dans ce contexte pandémique pour maintenir une possibilité d’accéder à la connaissance de son statut VIH.

Fort de la mise en œuvre de ces adaptations, le projet ATLAS a souhaité capitaliser ces expériences dans le cadre d’un recueil de bonnes pratiques «Maintien de la dispensation de l’autodépistage du VIH en contexte Covid-19 : retours d’expériences et bonnes pratiques du projet ATLAS » et le mettre librement à disposition de l’ensemble des acteurs impliqués dans la lutte contre le VIH.


[1] Jewell B, Mudimu E, Stover J, et al for the HIV Modelling consortium, Potential effects of disruption to HIV programmes in sub-Saharan Africa caused by COVID-19: results from multiple models.

[2] Implementation of the HIV Prevention 2020 Road Map

Crise de la Covid-19 : partenaires et équipes du projet ATLAS adaptent leurs activités pour maintenir l’accès au dépistage VIH

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Le projet ATLAS dans la presse

Le Sénégal se dote d’une stratégie nationale sur l’autodépistage du VIH et de son guide pratique

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